Guide · L'argent

Encaisser : ce que chaque moyen coûte vraiment

Le débat se résume rarement à la commission. Le temps passé, le risque d'impayé et la trace comptable pèsent souvent plus lourd que le pourcentage prélevé.

Mis à jour le · écrit par ClientBase

La réponse courte

Un indépendant du soin n'a pas d'obligation générale d'accepter la carte bancaire : le seul moyen de paiement que vous ne pouvez pas refuser, c'est l'espèce en euros, dans les limites légales de montant. Tout le reste relève de votre choix, à condition de l'annoncer avant la prestation.

En pratique, la combinaison la plus courante est espèces + un moyen dématérialisé (virement instantané ou lecteur de carte). Le critère de décision n'est pas la commission mais le temps : un moyen qui vous fait courir après l'argent coûte plus cher que 1,7 % prélevés immédiatement.

Les cinq moyens, comparés

MoyenCe que ça coûteLe vrai inconvénient
Espèces0 %La gestion : monnaie à prévoir, dépôts en banque, risque de perte. Et un plafond légal de paiement en espèces à respecter.
Virement classique0 %Le délai et l'oubli. Un virement « je le fais ce soir » demande une relance une fois sur cinq.
Virement instantané0 % à quelques centimesDépend de la banque de la cliente. Vérification à faire devant elle, ce qui est un peu gênant.
Lecteur de carteUn pourcentage par transaction, plus l'achat du boîtierLe coût récurrent. À l'inverse, c'est instantané et ça ne se relance jamais.
Chèque0 %Le risque d'impayé et les déplacements en banque. De moins en moins accepté par les clientes elles-mêmes.
Les taux exacts des lecteurs de carte varient selon l'opérateur et le volume : consultez la grille tarifaire de celui que vous envisagez. Nous ne recopions pas de chiffre ici, il serait périmé au premier changement de barème.

Le calcul que personne ne fait

La commission d'un lecteur de carte se compare mal à « zéro » en espèces, parce que les espèces ne sont pas gratuites non plus. Elles coûtent du temps, et le temps est votre ressource la plus rare.

Mettez en face, sur un mois :

  • Le temps passé à faire de la monnaie, à compter la caisse, à aller déposer.
  • Le temps passé à relancer les virements promis et non faits.
  • Les sommes jamais récupérées — un impayé occasionnel coûte plus qu'une année de commissions sur les petites prestations.

Rapporté à votre coût horaire, une heure par mois de gestion d'espèces représente souvent davantage que la commission sur le même mois d'encaissements. Ce n'est pas un argument pour abandonner les espèces — c'est un argument pour ne pas choisir uniquement sur le pourcentage.

Le cas des prestations à domicile

Se déplacer avec de l'espèce sur soi, toute la journée, pose un problème pratique et un problème de sécurité. C'est le cas de figure où un moyen dématérialisé se justifie le plus clairement, indépendamment du coût.

Ce que vous devez annoncer avant

Les moyens acceptés

Sur votre page de réservation et dans votre confirmation. Une cliente qui découvre au moment de payer que le chèque n'est pas accepté vit un moment désagréable, et vous aussi.

Le montant, connu d'avance

Un prix affiché avant la réservation évite toute discussion au paiement. C'est l'intérêt d'une page où chaque prestation porte son tarif.

Le cas des suppléments

Supplément cheveux longs, produit vendu en plus, déplacement : annoncés avant, ils sont normaux ; annoncés à la caisse, ils sont mal pris.

Le refus des espèces au-delà d'un plafond

Le paiement en espèces entre un professionnel et un particulier résidant en France est plafonné. Au-delà, vous devez refuser : ce n'est pas un choix commercial, c'est la loi. Le montant exact figure sur service-public.fr.

Ceci n'est pas un conseil juridique. ClientBase édite un logiciel de rendez-vous, pas un cabinet d'avocats. Les textes cités ici sont publics et vérifiables, mais votre situation peut appeler une réponse différente. Pour un cas précis, la source officielle est service-public.fr, et un professionnel du droit tranchera mieux que nous.

Ce que ClientBase fait et ne fait pas

Autant le dire tout de suite, parce que c'est une question fréquente : ClientBase n'encaisse aucun paiement de client. Ni prestation, ni acompte, ni carte cadeau, ni forfait. Votre cliente vous paie directement, par le moyen que vous avez choisi, exactement comme avant.

Ce que le logiciel fait, c'est le travail d'avant et d'après :

  • Avant — afficher le prix de chaque prestation sur votre page de réservation, et faire accepter vos conditions.
  • Après — enregistrer le montant sur la fiche cliente, alimenter le total dépensé, et permettre l'export CSV de votre chiffre d'affaires pour votre déclaration.

C'est un choix de périmètre assumé : encaisser pour vous voudrait dire prélever une part, et nous ne prélevons rien. Le comparatif complet est sur logiciel de RDV sans commission.

Le prix affiché, la fiche cliente à jour, l'export pour la déclarationSans commission, parce que nous n'encaissons rien.
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Questions fréquentes

Suis-je obligée d'accepter la carte bancaire ?

Non. Un professionnel choisit les moyens de paiement qu'il accepte, à condition de l'indiquer clairement avant la prestation. La seule obligation porte sur les espèces en euros, dans les limites de montant fixées par la loi.

Puis-je refuser un billet de 500 € ?

Vous pouvez refuser un paiement en espèces si vous n'avez pas la monnaie, et vous devez le refuser au-delà du plafond légal applicable aux paiements entre professionnel et particulier. Le montant en vigueur est indiqué sur service-public.fr.

Le virement instantané est-il fiable ?

Il l'est, à condition de vérifier la réception avant que la cliente ne parte — pas après. Un virement « lancé » n'est pas un virement reçu, et la différence se découvre parfois le lendemain.

Comment justifier mon chiffre d'affaires ?

Par un enregistrement de vos encaissements, quel que soit le moyen. Un logiciel de rendez-vous qui note le montant de chaque prestation honorée vous donne cette trace, et un export CSV la rend exploitable par votre comptable.

Sources et méthode. Aucun taux de commission ni plafond légal n'est recopié sur cette page : les premiers dépendent de l'opérateur et du volume, le second est révisable par décret. Les deux se vérifient en une minute — chez l'opérateur pour les taux, sur service-public.fr pour le plafond. Nous sommes juge et partie — cette page est écrite par ClientBase, qui vend un outil de prise de rendez-vous. Nos propres chiffres sont vérifiables sur la page tarifs. Nous ne publions ni note moyenne, ni témoignage non vérifié, ni ancienneté : nous n'en avons pas. Une erreur ? noah@clientbase.fr · notre méthode.